“L’aide sociale et l’allocation universelle”

(I’m presenting a small paper on the ‘basic income’. It’s written in French and can be found here: http://simonbrenncke.lima-city.de/Brenncke_allocation%20universelle.pdf
To find out more about the very controversial idea of the basic income, I highly recommend the ‘Basic Income Studies’, free to read online: http://www.degruyter.com/view/j/bis)

Je me réjouis de finalement présenter quelque chose en français – même si ce n’est qu’un petit dossier qui a déjà plus qu’un an sur le dos : « L’aide sociale et l’allocation universelle ».

Voici le résumé :

“L’assistant social est devenu l’agent du système workfare: il est censé administrer l’aide sociale en fonction de la disposition du client à faire des efforts vers l’intégration dans le marché du travail. Un fonctionnement efficace de ce règlement présuppose qu’il y ait assez de travail pour tous et que ce travail permette de subvenir aux besoins fondamentaux. Pourtant, l’évolution de la société vers la précarisation du travail montre que les conditions du système workfare ne sont plus remplies. Pour résoudre ce problème, la dissociation entre travail et soutien social est proposée. Typiquement, cette dissociation revêt la forme d’une allocation universelle sans conditions pour chaque citoyen. Il revient à l’assistant social de prendre position face à son implication dans le système workfare et face à la solution de l’allocation universelle.”

 http://simonbrenncke.lima-city.de/Brenncke_allocation%20universelle.pdf
(Le lien pour accéder au document.)

C’est incroyable que plus qu’une année se soit déjà écoulée depuis mon séjour en Suisse. (Le quatrième semestre de mes études bachelor, je l’ai passé, grâce au programme Erasmus, dans la partie francophone du Valais, canton de la Suisse.) Même en été ici, je songe parfois au soleil brûlant de Sierre. Mais, bien sûr, j’ai fait aussi autre chose que de bronzer la pâleur de ma peau. J’étais pas mal productif et j’ai appris énormément des choses sur le système de la sécurité sociale en Suisse, particulièrement les assurances sociales. En me rappelant ces études, je dois avouer que c’est étrange que j’aie diverger si profondément de ma préoccupation habituelle pour les questions de pédagogie et de psychologie. En vérité, le côté juridique du travail social n’avait jamais tellement exercé son charme sur moi. Et c’était, d’ailleurs, plutôt un accident que j’étais tombé dans les cours des assistants sociaux. En Allemagne, en Travail Social on ne fait pas la différence entre la pédagogie sociale, l’animation socioculturelle et l’assistance sociale. Ces trois composantes sont confondues pêle-mêle dans les études généralistes de Travail Social. En Suisse, la traduction pour travail social est « Sozialarbeit » et quand j’avais lu le manuel des cours en allemand, je me suis décidé, naturellement, pour les cours de « Sozialarbeit » (comme les études s’appellent en Allemagne, c’est-à-dire, Soziale Arbeit). Quelle était ma surprise quand je me suis retrouvé dans des cours centrés exclusivement sur le droit et les assurances ! C’était, bien sûr, un bon exemple d’un manque d’informations (par simple paresse) et d’un choix malencontreux fait sur la base de ce manque !

Mais, lorsque j’étais là, au lieu de changer de cours, je suis resté inscrit dans celui de l’assistance sociale. En français, même le code civil et le code pénal ont revêti une attirance fulgurante pour moi. Je suis vite tomber amoureux des paragraphes de droit écrits en français. En plus, c’était une grande opportunité pour moi pour développer mes connaissances de la langue. En droit, un seul mot puisse faire toute la différence, et ça donne un tout autre résultat si on comprend mal le mot ou si on ne peut plus le trouver ! Donc, c’était un bon entraînement pour améliorer l’exactitude dans l’usage de la langue.

De ce temps j’aimerais présenter un tout petit dossier mais qui traite d’un sujet aussi exotique que bouleversant dans la politique d’aujourd’hui : le sujet de l’allocation universelle (en allemand : « bedingungsloses Grundeinkommen », en anglais : « basic income »).

C’est plutôt une introduction au sujet que toute autre chose – les arguments ne sont qu’esquissés au lieu d’être poursuivis à fond. En plus, l’arrière-fond de ce petit travail reste, bien sûr, le travail de l’assistant social en Suisse. Mais je ne le mettrais pas online si je ne croyais pas que ce dossier peut offrir un aperçu – soit aperçu minime – de l’allocation universelle pour le lecteur : aperçu des raisons qui pourraient exiger son implémentation et aperçu des contre-arguments qui peuvent se lever contre cette implémentation.

Crois-je vraiment que l’allocation universelle sera jamais introduite ? Alors, qui sait ? Mais, certainement, la politique des pays hautement développés ne prend pas du tout cette direction.
Crois-je vraiment que l’allocation universelle est une bonne solution pour la précarisation du travail ? Je préférerais pas donner des réponses assurées, mais je crois, de toute manière, que c’est un concept qui vaut la peine d’être étudier davantage.

Avant d’écrire le dossier, j’ai lu beaucoup d’articles du magazine « Basic Income Studies », qui est disponible gratuitement ici :
http://www.degruyter.com/view/j/bis
(Le magazine sort du sein de l’organisation « Basic Income Earth Network » : http://www.basicincome.org/bien/index.html)
À mon avis, c’est une excellente ressource pour une discussion informée de l’allocation universelle.

Avant de mettre le dossier online, je ne l’ai parcouru que sommairement. J’ai changé, en route, quelques mots, mais très peu. Le plus grand changement au texte que j’avais originalement remis pour le module, c’est que je l’ai dédié maintenant à Karen – une collège d’études, une jeune femme d’une patience infinie qui avait pris le temps pour contrôler que je ne fasse pas des erreurs de français trop voyantes dans ce travail. Je m’imagine que ce n’était pas une expérience plaisante pour elle, étant donné quel terrible élève que je fais ! Je me rappelle qu’elle soulignais quelques passages qu’elle trouvais ‘étranges’ et ensuite je recherchais sur google pour lui prouver que de telles expressions étaient bel et bien du français courant, au lieu de sortir de mon imagination ! Ce qui est drôle, après ces préambules de résistance toujours renouvelés, j’ai presque toujours fini par changer les passages dans le sens qu’elle m’avait indiqué au début ! Ah, je crois qu’elle a bien dû souffrir de moi, Karen ! Mais, quand même, elle est restée fidèle à sa parole, elle a corrigé mes dossiers jusqu’au bout.
Donc, merci, Karen !

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