L’illusion perdue, Partie 2 – “Expressing the same by the different” par Igor Dreer

Titre complet: “Expressing the same by the different: The Subjunctive vs. the Indicative in French” (ici l’édition publiée en 2007)
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[Cette entrée est la suite immédiate de celle-ci qui discute le principe de base de Dreer : une forme-une signification. L’indicatif aurait une seule signification : événement. Le subjonctif n’aurait également qu’une seule : alternative à l’événement.]

   Mais, enfin, venons à nos moutons : Selon Dreer, qu’est-ce qu’est le signifié du signe du subjonctif par rapport à celui de l’indicatif ? Réponse : en employant le mode de l’indicatif, l’encodeur s’engage à un événement en en exprimant la factualité, pendant qu’avec le subjonctif, il évite de s’engager à l’événement en impliquant un événement alternatif.
   Il me paraît clair qu’on parle d’une attitude de l’encodeur vis-à-vis des événements, donc, d’une visée psychique. Alors je perçois un rapprochement de la théorie du subjonctif de Dreer, inavoué par lui-même, à certaines théories d’ordre psycho-sémantique – je le remarque seulement en passant, c’est tout. Le rapprochement paraît encore renforcé par l’analyse de Dreer des ‘stratégies’ de l’utilisation des deux modes en rapport avec d’autres signes linguistiques, une stratégie étant que l’encodeur se sert de l’indicatif pour décrire objectivement un événement et du subjonctif pour signaler son attitude vis-à-vis de celui-ci (cf. 83s.). Mais pour raccourcir en général Dreer écrit de « Occurrence » (événement) et « Alternative to Occurrence ».   Continue reading

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L’illusion perdue, Partie 1 – “Expressing the same by the different” par Igor Dreer

Titre complet: “Expressing the same by the different: The Subjunctive vs. the Indicative in French” (ici l’édition publiée en 2007)

Présentation de l’éditeur
This volume offers an alternative, sign-oriented analysis of the distribution of the French Indicative and Subjunctive. It rejects both government and functions, attributed to both moods, and shows that the distribution of the Indicative and the Subjunctive is motivated by their invariant meanings. The volume illustrates the close interaction between the Indicative and the Subjunctive, as linguistic signs, and signs of other grammatical systems, contextually associated with the invariant meanings of both moods. Special consideration is given to the use of the Indicative and the Subjunctive in texts of different styles and genres.This volume also deals with the diachronic disfavoring of the Subjunctive and especially of the Imperfect Subjunctive that occurred from Old French to Contemporary French. It is argued that this disfavoring was motivated by the narrowing of the invariant meaning of the Contemporary French Subjunctive. All hypotheses are supported by contextualized examples and frequency counts.
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Chronique

[Sans doute, ça aura été la dernière fois que j’aie écrit sur un livre auquel je ne peux pas donner mon appui – le taux émotionnel à payer est trop élevé. J’ai été si séduit par « une forme-une signification », j’ai tant désiré que ça existe. Qu’on excuse donc le ton fougueux de l’article si-dessous. Il n’y a rien que la jeunesse supporte aussi mal que la perte des illusions ; et puis, on s’attaque sans ménagement à ce qu’on n’a voulu que trop être vrai.]

   Comme ce livre est entièrement dépendant des apports théoriques de l’école de Colombia, on devra s’attarder longuement à discuter son principe de base : une forme-une signification ; une fondation qui me paraît peu sûre. Du reste, l’auteur dévoue un chapitre à expliquer la théorie de Colombia en se concentrant sur dite principe.   Continue reading

Les fauteurs de l’orthographe – « Les saisons de la langue » de Yannick Portebois

Titre complet: « Les saisons de la langue : Les écrivains et la réforme de l’orthographe de l’Exposition universelle de 1889 à la Première Guerre mondiale »

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Chronique

  Ce traité sur l’histoire de l’orthographe porte sur la période échauffée, en termes de discussion, de fin de siècle à la Grande Guerre. Portebois annonce clairement pourquoi elle choisit cette période. D’abord, c’est la première fois dans l’histoire de l’orthographe que ceux qui réclament une réforme appellent directement à l’administration politique de la France, en passant à côté de l’Académie. Puis, même si ce sont les « rectifications » de 1990 qui sont d’actualité, au moment de la publication du livre le final de celles-ci était encore incertain – Portebois s’est alors penchée sur les années 1889-1914 parce que les deux crises orthographiques sont hautement comparables.   Continue reading

Un casse-tête entraînant – « Petite histoire de l’orthographe française » de Marc Wilmet

Présentation par l’éditeur

Dans l’histoire du langage, l’écriture arrive en second et se règle donc sur la prononciation. Pour qu’elle soit dite « phonétique », il suffit qu’à chaque phonème corresponde un seul et même graphème. L’idéal… Quasi réalisé en latin, approché en italien et en espagnol, mais largement inaccessible en français. Pourquoi ?

La cause essentielle tient à l’accroissement du nombre de phonèmes sans augmentation concomitante du nombre de graphèmes. S’ajoutent, au Moyen Âge, le souci ornemental d’étoffer les mots trop courts et, à la Renaissance, des préoccupations étymologiques d’érudits (parfois mal informés).

C’est aussi au XVIe siècle qu’apparaissent les premières velléités de réformes. Les volumes successifs du Dictionnaire de l’Académie auront beau adopter quelques propositions simplificatrices, elles se raréfient d’une édition à l’autre, surtout à partir de l’enseignement obligatoire, dont l’orthographe devient le fer de lance. La dernière tentative en date remonte à 1990. Ses allures de croisade valent qu’on s’y attarde.

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Chronique

La première question qui se pose à la lecture de ce livre : C’est écrit pour qui, au juste ? L’auteur annonce qu’il veut prendre « une allure buissonnière qui n’ajoute pas le chemin de croix au chemin des écoliers », mais ce n’est pas le moins du monde écrit pour des écoliers. Par contre, il n’y a pas de citations bibliographiques et Wilmet se contente de lister à la fin quelques ouvrages pour apprendre plus, dans un des lesquels on trouverait la quasi-totalité des références non-citées par l’auteur. Donc, pas non plus un livre pour des universitaires, des professionnels du sujet. Alors, ce livre, il est pour qui ?
En fait, il s’avérait être le livre idéal pour moi qui, ayant quelques connaissances linguistiques de base, cherchais une entrée au sujet par voie d’une vue d’ensemble, et avec une focalisation sur les Rectifications récentes. Cette introduction à l’histoire de l’orthographe s’adresse donc au public intéressé. Mais il faut avoir un grand intérêt, c’est sûr.  Continue reading

extracto-resumen: El porqué de las ruinas en Quevedo

[Continuando la mini-serie iniciada con: https://simonbrenncke.wordpress.com/2017/02/19/extracto-resume-que-es-la-significacion-de-las-ruinas-en-el-siglo-de-oro/

y continuada con: https://simonbrenncke.wordpress.com/2017/02/25/extracto-resumen-como-evoluciona-el-topico-de-las-ruinas-in-el-siglo-de-oro/]

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Profeti, Maria Grazia (2003): “’Yo vi la grande y alta jerarquía’: el tema de las ruinas en Quevedo”, en: Criticón 87-88-89, 709-718.

Planteamiento: ¿A qué fin sirve la representación de las ruinas en Quevedo?

Primero Profeti ubica el poema “A la huerta del duque de Lerma” en su situación histórica. El duque fue el patrón de muchas celebraciones en la corte y de representaciones teatrales. Con esto trató de aumentar la importancia de la nobleza influyendo sobre las actividades y así el entorno del rey. Asimismo dio un gran impulso a las artes. Hasta los infantes y el futuro Felipe IV participaron en un espectáculo teatral que tuvo lugar en el palacio de Lerma. La huerta del duque se encontraba en Madrid y en 1615 resplandeció durante los festejos de bodas de personas de la casa real. Profeti cita a une fuente de ese tiempo que ofrece una descripción del esplendor de la huerta a la ocasión.  Continue reading

extracto-resumen: ¿Cómo evoluciona el tópico de las ruinas en el Siglo de Oro?

[Continuando la mini-serie iniciado con: https://simonbrenncke.wordpress.com/2017/02/19/extracto-resume-que-es-la-significacion-de-las-ruinas-en-el-siglo-de-oro/]

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López Bueno, Begoña (1986): “Tópica literaria y realización textual: unas notas sobre la poesía española de las ruinas en los siglos de oro”, in: Revista de filología española 66, n° 1-2, 59-74.

Planteamiento: ¿Cómo evoluciona el tópico de las ruinas en el Siglo de Oro?

López Bueno se propone detallar los matices del tópico de las ruinas en la poesía del Siglo de Oro.

El Renacimiento enseña las ruinas como comprobación de su nuevamente descubierta doctrina de la historicidad. Los petrarquistas proyectan sobre ellas el trayecto existencial de su amor. Pero es el barroquismo en su desconsuelo por la condición humana que las hace parte integrante de su poesía. En ella las piedras o ruinas pierden gradualmente su significado natural, el significado de lo que son, y se transforman en puro símbolo de la época artística que las explota.   Continue reading

Extracto-resumen: ¿Qué es la significación de las ruinas en el Siglo de Oro?

[Ya escribí este extracto-resumen, al que unos pocos más van a seguir, hace más de medio año, para un curso académico. Si los presento aquí, es porque a través de este curso descubrí para mí los encantos de la poesía y de las obras dramáticas del Siglo de Oro.

Al final del extracto-resumen se encuentra una evaluación del artículo por mi parte siguiendo la perspectiva del planteamiento.]
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Biglieri, Aníbal A. (2002): “Ruinas romanas y poesía española”, in: Auster: Revista de la Facultad de Humanidades y Ciencias de la Educación de la Universidad Nacional de La Plata 6-7, 85-111.

Planteamiento: ¿Qué es la significación de las ruinas en el Siglo de Oro?

El autor se propone aportar un nuevo acercamiento al ya extensivamente tratado tema de las ruinas en la poesía española. Biglieri da por imposible estudiar en su artículo todos los casos de mención de las ruinas en los escritos del Siglo de Oro, así que escoge textos en los que se expone el tema a modo ejemplar.  Continue reading